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Celle qui chante en moi, la belle, la rebelle ...

Jean FERRAT - ma France



Alain LLUG - café de France
Si vous aimez la Provence, ses oliviers, cyprès vignes et lavandes, ses marchés et terrasses de café entrez dans un monde chatoyant, gai, lumineux qui fait frémir une œuvre, qui respire l'amour de la vie.

Illustration musicale: Jean FERRAT - ma France 1969
Elle passe pour être l'une des plus belles chansons écrites par Jean Ferrat. Chanson engagée, chanson politique, c'est tout d'abord une déclaration d'amour à la France des paysages, la Provence et son soleil, la Bretagne et ses genêts, l'Ardèche et sa bruyère. Mais aussi et surtout c'est une ode à un peuple combattant pour la liberté depuis Robespierre et Victor Hugo jusqu'en mai 1968. La chanson est interdite d'antenne à l'ORTF pendant deux ans. Ferrat fait la promesse de ne revenir à la Télévision que le jour où il pourra la chanter ce qui arrivera seulement le 31 janvier 1970.

De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
Je n'en finirai pas d'écrire ta chanson
Ma France

Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche
Quelque chose dans l'air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France

Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France

Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu'on la fusille
Ma France

Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes
Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu'il est temps que le malheur succombe
Ma France

Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l'histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France

Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstiné de ce temps quotidien
Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche
A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain
Ma France

Qu'elle monte des mines, descende des collines
Celle qui chante en moi, la belle, la rebelle
Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France